Guide · Successions internationales

Succession France–Arabie Saoudite

L'Arabie Saoudite ne prélève aucun droit de succession, mais la charia régit la dévolution de manière impérative. Pour un patrimoine franco-saoudien, l'anticipation civile est décisive.

Convention fiscale : nonDroits de succession locaux : non

1. Existe-t-il une convention fiscale avec la France ?

Non — il n'existe pas de convention successorale entre la France et l'Arabie Saoudite.

Aucune convention ne couvre les droits de succession. La France applique l'article 750 ter du code général des impôts ; l'Arabie Saoudite ne prélevant pas d'impôt sur les héritages, la double imposition n'a pas d'objet. La difficulté tient à la loi civile applicable.

Pour comprendre le mécanisme général, voir les conventions fiscales internationales et la succession internationale.

2. Le pays applique-t-il des droits de succession ?

Non — aucun impôt sur les successions en Arabie Saoudite.

RepèreCe qu'il faut retenir
Droits de successionInexistants
FraisFrais d'enregistrement immobilier éventuels
VigilanceL'absence d'impôt saoudien ne dispense pas des droits français

3. Quelle loi civile régit la succession ?

La France applique le règlement européen n° 650/2012 : loi de la dernière résidence habituelle, sauf choix de la loi nationale. En Arabie Saoudite, la dévolution successorale est régie par la charia : parts fixées pour les héritiers, testament limité au tiers et au profit de non-héritiers. Les tribunaux saoudiens appliquent ces règles aux successions ouvertes localement, y compris pour les biens de ressortissants étrangers dans certaines hypothèses.

Voir aussi le règlement européen sur les successions et la réserve héréditaire en contexte international.

4. Comment se règle une succession sur place

  • La succession est constatée par un acte d'hérédité délivré par le tribunal compétent.
  • La dévolution suit les règles coraniques : parts déterminées pour le conjoint, les descendants et les ascendants.
  • Le testament ne peut excéder le tiers du patrimoine ni avantager un héritier sans l'accord des autres.
  • Les héritiers étrangers doivent souvent agir par représentant local, avec documents légalisés.

5. Le lien avec la France selon la nature des biens

Les biens immobiliers

Un immeuble en Arabie Saoudite est transmis sans impôt local ; sa dévolution suit les règles du tribunal saoudien. Pour un défunt domicilié en France, il entre dans la succession française ; un immeuble français d'un résident saoudien reste taxable en France.

Les liquidités et placements financiers

Les avoirs d'un défunt domicilié en France sont taxables en France, y compris en Arabie Saoudite. Les comptes saoudiens sont bloqués au décès jusqu'à l'acte d'hérédité ; les rapatriements exigent un dossier complet et légalisé.

À retenir

Zéro impôt mais dévolution impérative : en l'absence de mécanisme testamentaire souple, la structuration du patrimoine en amont (localisation des biens, détention) est la seule vraie marge de manœuvre.

Rappel utile : la France impose aussi lorsque l'héritier réside en France depuis au moins six des dix dernières années, quel que soit le lieu des biens. Voir la résidence fiscale et l'héritage à l'étranger.

6. Questions fréquentes

Existe-t-il une convention fiscale France–Arabie Saoudite sur les successions ?

Non. L'Arabie Saoudite ne prélevant aucun impôt sur les successions, seules les règles françaises s'appliquent côté fiscal.

L'Arabie Saoudite applique-t-elle des droits de succession ?

Non. Aucun impôt sur les héritages n'y existe ; la dévolution est régie par la charia, avec un testament limité au tiers du patrimoine.

Autres pays

Chaque situation transfrontalière est particulière : le domicile du défunt, la localisation des biens et la résidence des héritiers changent complètement le résultat.

Document d'information générale, à jour des règles connues à sa date de rédaction. Il ne se substitue pas à un conseil personnalisé, qui suppose l'examen de votre situation particulière.